Le Duo

 

 

 

 

Complicité

La complicité artistique de Thierry et Dominique a commencé au sein du groupe 'Zanzara, chansons sado-poétiques' où Thierry offrait toute la mesure de sa voix parlée et chantée. 

Elle se poursuit depuis avec les contes musicaux de Dominique, dont Thierry assure la direction de jeu.

Avec 'Le manteau' de Gogol, compères du dit et du son, ils croisent leurs univers et nous offrent une lecture musicale foisonnante et jubilatoire.

 

 

Démarche artistique

Thierry Desdoits :

'Lire à vive voix c’est posséder une toute petite longueur d’avance sur l’auditeur.

Et dans ce petit espace, le long d’une corde que l’on tend,

Imaginer ce que l’on va lire….

et ensuite lâcher la corde.

C’est comme ça que je l’entends'

 

                                         

'Nous avons abordé ce texte directement en duo entre la voix et la contrebasse.'

 

 

L’univers musical prend la mesure de l’intense énergie du texte. Certains thèmes musicaux sont écrits, mais une large place est laissée à l'improvisation. Dominique utilise tout le corps de sa contrebasse, faisant grincer les cordes ou rire la table d'harmonie, résonner les éclisses, chanter les graves, démultipliant les possibilités de son instrument. Elle devance la voix, l'oublie pour un moment, prend un chemin de traverse, la retrouve pour appuyer un motif précis, donnant des ramifications multiples au texte.

 

La relation entre le lecteur et la musicienne est parsemée d'embuches, donnant un contrepoint aux situations burlesques du texte.

 

L'auditeur est happé par les différents propos et les images de l'histoire jaillissent dans son imaginaire.

 

Adaptation du texte : Thierry Desdoits

 

Thierry Desdoits : en savoir plus

Dominique Rousseau : en savoir plus

 

Une production 'Les Arts Tigrés'


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EXTRAITS AUDIO

   
   "la nuit à St Petersbourg"

 

 

           "Passez au large..."

 

 

               

                    " terrible St Petersbourg"


"retour chez Petrovitch"
                                                             

"le nouveau manteau d'Akaki"


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La nouvelle du "manteau"

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Akaki Akakievitch , petit fonctionnaire,

consacre l'essentiel de son temps à des copies,

tâche qu'il accomplit avec amour, au milieu des moqueries et des vexations.

Une catastrophe chamboule un jour sa vie : son manteau est usé jusqu'à la corde.

Il faut le remplacer. Voilà qui  donne subitement une autre dimension à l'existence d'Akaki.


 

Il commence à économiser, kopeck après kopeck, pour se procurer le vêtement dont l'acquisition vire à l'obsession.

Il est un homme heureux, le jour où, pour la première fois, il l'endosse.

Rentrant d'une fête organisée par ses collègues pour célébrer le grand évènement, Akaki est agressé et son manteau est volé.

Pour la première fois de sa vie, le malheureux se révolte contre le sort et entame des démarches pour récupérer son cher manteau.

Il demande secours à  un « personnage important » qui s'en prend violemment à lui, pour impressionner une connaissance en visite. C'est le coup de grâce pour Akaki, qui meurt quelques jours plus tard, de froid.

 

C'est alors que commencent à se produire des évènements inexplicables: un spectre apparaît dans différents quartiers de Pétersbourg, effrayant les passants et leur dérobant leurs habits. Le fantôme, qui n'est autre que celui d'Akaki, s'en prend finalement au « personnage important » qui avait renvoyé si durement le petit fonctionnaire et lui vole son manteau.


 



 

 

Une nouvelle, des nouvelles

 

Le manteau est une des nouvelles regroupées sous le titre « Les nouvelles de St Petersburg ».

 Gogol n'a jamais conçu "Les nouvelles de St Petersbourg" comme un projet global

qu'il aurait réalisé chapitre après chapitre.

Le titre n'a été inventé qu'après sa mort, par des éditeurs.

St Petersbourg n'est pas pour lui l'objet d'une étude systématique,

mais l'occasion de voyages fantastiques...

 

Date de fabrication du manteau

 

Gogol rédige en 1840 la première version du Manteau.

En 1841, alors qu’il est à l’apogée du succès, est publiée en 4 volumes
une nouvelle édition de ses œuvres antérieures, dont fait partie le texte inédit du Manteau.

 

 

 

Gogol connait bien St Petersbourg et les méandres de l'administration russe.

 En 1828, il arrive de son Ukraine natale rempli d’espoirs peu définis, mais ambitieux.
Il rêve de gloire littéraire, et publie à ses frais un poème, qui est loin d’être sa plus grande
œuvre. Le poème est tourné en dérision dans plusieurs revues littéraires. Gogol décide
de racheter tous les exemplaires et les détruit.

Déçu dans ses rêves de gloire, Gogol entre alors au gouvernement.  Le jeune
fonctionnaire espère devenir grand administrateur.

Il est employé successivement au ministère de l'intérieur, dans le département des
Edifices Publics, puis au ministère de la Cour dans le département des Apanages.

                                                                                                                                    la vie de gogol


 



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Gogol, écrivain russe

«Nous sommes tous sortis du "Manteau"de Gogol.» 

La fameuse phrase de Tourgueniev reprise par Dostoïevski

et encore, au siècle suivant et à sa manière, par Vladimir Nabokov, dit mieux que tout l'importance du texte-phare des Nouvelles de Pétersbourg pour les écrivains russes eux-mêmes.

 

 

 


 

 

La vie de Gogol

 

Nicolas Vassiliévitch Gogol -Yanovski est né le 19 mars 1809 à Sorotchintsy, dans la
province de Poltava, d’une famille issue de la noblesse cosaque ukrainienne.

Son père, petit gentilhomme campagnard, compose en amateur des pièces de théâtre en ukrainien.

 

En 1820, le jeune Gogol entre dans une école secondaire de province où il fera ses études jusqu’en 1828. C’est là qu’il se met à écrire. De caractère sombre et secret, il possède en outre une timidité maladive ainsi qu’une ambition sans borne. Il a déjà, à cette époque, un étonnant talent de mime (qui fera de lui plus tard un lecteur incomparable de ses propres œuvres).

 

En 1828, Gogol arrive à St Petersbourg rempli d’espoirs peu définis, mais ambitieux.

Il rêve de gloire littéraire, et publie à ses frais un poème. Le poème est tourné en dérision dans plusieurs revues littéraires. Gogol décide de racheter tous les exemplaires et les détruit.  Déçu dans ses rêves de gloire, Gogol entre alors dans l’administration.

Il y restera trois ans.

 

 En 1831 on le présente au grand écrivain Pouchkine, qui l’encourage à écrire.

Gogol prend alors confiance en lui.  Les quatre années qui s’écoulent entre 1832 et 1836 sont passées au contact étroit du célèbre écrivain. A Moscou, Gogol est désormais adulé et son talent reconnu spécialement par les slavophiles.

 

En 1836, la pièce de théâtre Le Révizor (dont le sujet lui a été fourni par Pouchkine), applaudie par les libéraux, attaquée par les réactionnaires, connaît un succès de scandale à Saint-Pétersbourg. Une remarque attribuée au tsar Nicolas 1er calmera les esprits :

« Tout le monde en a pris pour son grade, moi en premier ».

Gogol se sent incompris. Il est tout autant irrité par ceux qui le soutiennent que par ceux qui le critiquent : tous détournent sa pensée profonde, pensant que Le Revizor est une satire politique, alors qu'il a voulu une farce dénonçant la mesquinerie provinciale.

En plein désarroi, il fuit la Russie.

 

De 1836 à 1842, soit pendant plus de douze ans, Gogol vit à l’étranger (à Rome en
particulier) et ne se rend en Russie que pour de brefs séjours.

Très affecté par la mort de Pouchkine, en 1837 : « Je n’entreprenais rien sans son conseil … J’ai le devoir de mener à bien le grand ouvrage qu’il m’a fait jurer d’écrire, dont la pensée est son œuvre », écrira-t-il à des amis.

Ce grand projet, c’est la rédaction des Ames mortes.

 

Parallèlement à ce « Grand Œuvre », Gogol reprend et réécrit à plusieurs reprises ses textes précédents et rédige, en 1840, la première version du Manteau.

 

A partir de 1841, alors qu’il est à l’apogée du succès, commence, dans le même

temps, un lent et silencieux martyre volontaire. Gogol connaît une exaltation créatrice qui lui donne foi en sa « mission », alternant périodes de découragement et périodes d’euphorie. Il choisit de renoncer à la vie dans des conditions drastiques : jeûnes, prières, offices religieux de jour et de nuit.

 

Après avoir essuyé les critiques d’un prêtre sur une partie des Ames mortes qu’il avait réécrite,

il jette son travail au feu.

Il meurt en février 1852

 


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Profil Dominique Rousseau

Elle s'initie à la musique avec une guitare, choisit cependant la
contrebasse au conservatoire de Bordeaux et ne la lâche pour ainsi dire plus.
Elle commence sa carrière artistique en tant que musicienne, et se tourne vers le jazz.
Elle rencontre Colette Magny qu'elle accompagne plusieurs années sur son spectacle

'Kevork ou le délit d'errance' en France et à l'étranger.
Bien plus tard rencontre Thierry Desdoits, chanteur-diseur du groupe « Zanzara »

De groupe en groupe elle ne peut s’empêcher d’avoir son mot à dire
Elle devient conteuse contrebassiste en solo.
Avide de liberté de ton, elle explore l’improvisation libre, qu’elle

pratique très sérieusement 

avec des déjantés du son.
Ses rencontres avec Didier Kowarsky et Joëlle Léandre la confortent dans cette direction.

Passionnée par la culture inuit,  elle passe par une Russie largement imaginaire

pour s’habituer au froid.
Puis c'est 'Gogol'...

 

 

Blog de Dominique Rousseau, conteuse contrebassiste

 


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